Saturne

Saturne est la 6ème planète de notre système solaire et également la seule à avoir des anneaux majoritairement faits de glace. En effet les autres planètes gazeuses (Jupiter, Uranus et Neptune) ont elles aussi des anneaux, mais essentiellement fins et composés de poussières. La conséquence directe est un réflechissement de la lumière moindre, tandis que la glace des anneaux de Saturne les rend clairement visibles. Ils comprennent entre 95 et 99% de glace, essentiellement d’une taille inférieure au mètre, mais il existe dans ses anneaux de larges blocs de plusieurs centaines de mètres.

Deuxième plus grande planète de notre système solaire, Saturne a un diamètre à l’équateur de 120 536 km, soit un peu plus de 9 fois la taille de la Terre. En prenant en compte ses anneaux principaux, ce chiffre passe à 264 000 km. J’emploie le terme « principaux », car les anneaux les plus extérieurs sont très sombres, en les prenant en compte on arrive à un diamètre de 360 000 km. Saturne se situe à environ 1,2 milliards de kilomètres de la Terre.

Image finale

Astrophotographie amateur de la planète saturne

C’est contre-intuitif aux premiers abords, surtout lorsqu’on vient de voir des images de nébuleuses à des milliers d’années-lumière être bien plus détaillées que cette photo de Saturne, mais la photographie planétaire est exigeante. Dans le ciel, les nébuleuses les plus étendues prennent la place de plusieurs pleine Lune, tandis que Saturne est 78 fois plus petite que cette dernière. Les planètes sont en effet proches de nous, mais le rapport entre leur taille et leur distance est plus faible que celui des objets connus du ciel profond.

Comparaison de tailles apparentes en astrophotographie entre saturne, la lune et une nébuleuse

Comparaison des tailles apparentes de Saturne, IC 1805 et la pleine Lune. Les requis pour la photographie planétaire et du ciel profond diffèrent énormément, je développerai plus amplement ces différences et les limites auxquelles nous sommes confrontés dans mon livre. Ce qu’il faut retenir, c’est que le planétaire nécessitera une grande focale (beaucoup « zoomer »), de petits pixels de caméra pour mieux distinguer les détails et un miroir primaire de la plus grande taille possible afin que notre optique elle-même distingue ces détails. Pour le ciel profond, cela dépend de la cible, mais généralement la focale utilisée sera bien moins grande et on penchera vers une vitesse d’acquisition plus importante (faible rapport entre la focale et le diamètre), les nébuleuses et galaxies étant très peu lumineuses.

En raison de la faible définition de mes photos planétaire (hors lunaire), je ne propose aucun tirage d’art pour Saturne.