Image finale
C’est contre-intuitif aux premiers abords, surtout lorsqu’on vient de voir des images de nébuleuses à des milliers d’années-lumière être bien plus détaillées que cette photo de Saturne, mais la photographie planétaire est exigeante. Dans le ciel, les nébuleuses les plus étendues prennent la place de plusieurs pleine Lune, tandis que Saturne est 78 fois plus petite que cette dernière. Les planètes sont en effet proches de nous, mais le rapport entre leur taille et leur distance est plus faible que celui des objets connus du ciel profond.
Comparaison des tailles apparentes de Saturne, IC 1805 et la pleine Lune. Les requis pour la photographie planétaire et du ciel profond diffèrent énormément, je développerai plus amplement ces différences et les limites auxquelles nous sommes confrontés dans mon livre. Ce qu’il faut retenir, c’est que le planétaire nécessitera une grande focale (beaucoup « zoomer »), de petits pixels de caméra pour mieux distinguer les détails et un miroir primaire de la plus grande taille possible afin que notre optique elle-même distingue ces détails. Pour le ciel profond, cela dépend de la cible, mais généralement la focale utilisée sera bien moins grande et on penchera vers une vitesse d’acquisition plus importante (faible rapport entre la focale et le diamètre), les nébuleuses et galaxies étant très peu lumineuses.
En raison de la faible définition de mes photos planétaire (hors lunaire), je ne propose aucun tirage d’art pour Saturne.
